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Martin Schulz, président du Parlement européen et candidat du PSE à la Commission européenne lors du meeting du PS au Cirque d'hiver, le 17 avril dernier

Martin Schulz, président du Parlement européen et candidat du PSE à la Commission européenne lors du meeting du PS au Cirque d’hiver, le 17 avril dernier

Très belle ambiance hier soir au Cirque d’Hiver à Paris au grand meeting de Martin Schulz lançant la campagne du Parti socialiste pour les élections européennes.

Devant environ 1600 personnes, le président du Parlement européen et candidat à la présidence de la Commission européenne est venu prendre le pouls de la mobilisation des socialistes européens dans l’optique du scrutin du 25 mai. En compagnie des têtes de listes et des candidats français, mais également du Parti socialiste européen et des délégations des partis nationaux membres (Labour Party, Parti socialiste belge francophone, PSOE, Partito Democratico, SPD…) Martin Schulz a livré un discours qui se voulait volontairement combattif mais également à charge contre le Parti populaire européen au bilan plus que discutable à la tête de la Commission européenne mais également au sein du Conseil européen.

J’ai été très impressionné et marqué par l’ambiance du rassemblement d’hier soir mais également par les talents d’orateur de Martin Schulz. Cela n’est pas une nouveauté, l’homme est connu pour être un parfait orateur, capable d’attirer son auditoire et dans un français quasi-parfait qui plus est. Durant plus d’une heure, il a livré sa vision personnelle et collective de l’Union européenne, véritable feuille de route pour les cinq ans à venir, une Europe qu’il souhaitait davantage tournée vers les gens et plus proches d’eux.

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Martin Schulz en compagnie de Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS et d’Elena Valenciano, secrétaire adjointe du PSOE, le parti socialiste espagnol

Dans un contexte marqué par une crise économique qui n’en finit pas et par une montée en flèche des partis populistes et xénophobes de tout poil, rappeler la nécessité de l’Europe n’est pas une gageure, bien au contraire. Face au triste bilan et héritage laissé par José Manuel Barroso, il est temps d’avoir une Europe à la fois ambitieuse mais également responsable et surtout au service des citoyens que nous sommes, ce qui suppose une majorité de gauche à l’issue des élections de mai.

Cette majorité est d’autant plus nécessaire en raison du rôle de plus en plus net et croissant que joue désormais le Parlement européen dans notre vie de tous les jours. Martin Schulz l’a d’ailleurs si justement rappelé comme l’avait fait un peu plus tôt, Laura Slimani, la présidente des Jeunes Socialistes qui a notamment insisté sur le fait que l’élection se jouera à quelques sièges.

Car en effet, et selon un sondage paru ce vendredi, le PSE et le PPE sont au coude-à-coude dans les intentions de vote et les répartitions en sièges. Si les conservateurs européens sont pour le moment en tête, ils ne possèdent seulement que 213 sièges contre 209 pour les socialistes. Autant dire que rien n’est joué et que la mobilisation des uns et des autres peut faire la bascule, ce que Martin Schulz a visiblement compris, en démarrant sa série de grands meetings à Paris, capitale d’un pays fondateur de l’UE.

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L’heure était donc à la mobilisation au Cirque d’Hiver, Martin Schulz ayant visiblement réussi son pari. Il fut chaudement applaudi et certains militants ont même versé une larme d’émotion à la fin de son intervention, signe qu’il fut non seulement sincère mais également percutant dans ses propos. La campagne est désormais lancée, celle-ci étant bien différente à celle de 2009.

Et pour moi, un seul mot d’ordre : « un seul jour, un seul tour, Martin Schulz ! »