Au revoir Monsieur Parizeau !

parizeau-jacques

Quand j’ai commencé à m’intéresser à la vie politique canadienne et québécoise, c’est tout naturellement que je me suis penché sur l’histoire et la situation politiques. J’ai commencé à en savoir un peu plus sur les partis politiques et leurs leaders, anciens comme actuels.

Jacques Parizeau est l’un de ces leaders qui ne passent pas inaperçu. Il était impressionnant, assez élégant, très intelligent et par dessus tout, un profond et sincère militant pour l’indépendance du Québec. Tout au long d’une grande partie de sa vie, il a fait la promotion de la souveraineté, soulevant des arguments forts et pertinents.

Jacques Parizeau était un politique sincère, luttant pour un rêve qu’il a tenté de rendre réalité en 1995 lors du référendum. C’est également un homme de conviction et de parole qui avait déclaré qu’il quitterait la vie politique s’il perdait le référendum, c’est qu’il fit quelques semaines après.

Jusqu’à la fin de sa vie, Jacques Parizeau n’a jamais abandonné l’idée de voir un Québec et il a contribué la province plus attractive et forte. Parizeau était un homme passionné qui parfois a dérapé ne contrôlant pas toujours le fond de sa pensée. Comme au soir du référendum de 1995 lorsqu’il déclara que si le « Oui » avait perdu, c’était à cause de l’argent et du « vote ethnique » (comprenez, celui des immigrés). Parizeau avait raté sa sortie politique et ces propos lui furent constamment reprochés par la suite.

Jacques Parizeau manquera au Québec, lui qui fait partie de l’histoire du Québec désormais. Certains journaux commencent à dire que Pierre-Karl Péladeau est son héritier politique direct. Je ne sais pas si on peut parler d’une claire et quelconque filiation politique entre l’ancien premier ministre et celui qui l’aspire à le devenir il est évident que l’ex-PDG de Quebecor revendiquera cet héritage politique à l’avenir.

« Monsieur » est parti. Au revoir Monsieur Parizeau !